Qui est l’animal ?

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Publié le 08/04/2018 par Laurent

La question est souvent posée : pourquoi devrions « nous » épargner les animaux ?

Ce « nous » est très intéressant et probablement une des clefs de réponse car on ne sais pas vraiment définir ce « nous » humain qui se distingue des animaux.

Quelques personnes pensent aujourd’hui que tout être vivant entrant dans la catégorie « espèce humaine »  à droit aux égards, au respect, à l’égalité , à disposer d’un espace vital et de ressources naturelles, voir même à être libre.

Dans la réalité, les humains ont vite fait d’exclure une partie de leurs « semblables » de cette catégorie privilégiée en se basant sur des critères de race, de religion, de classe sociale exploitable et corvéable tels les « cerfs » qui appartenaient autrefois à un seigneur. On ne compte plus les guerres, les génocides, les charniers creusés pour éliminer les indésirables ou les rebelles. On ne mesure plus la distance entre les jets privés, les îles privées, les plages privées et le reste du monde.

Il en faut peu pour sortir les fusils , les machettes, les gaz paralysants ou mortelles et passer du « nous » à un « autre », déchu, qui se voit alors attribuer les mêmes restrictions de droits et subit les mêmes traitements que le bétail d’élevage ou les animaux « nuisibles ».

Finalement il n’y aurait pas de « nous » mais une espèce qui se comporte vis à vis de ses semblables de la même façon que vis à vis des autres espèces. C’est à partir de ce point qu’il devient pertinent de réfléchir à une nouvelle morale envers les animaux non-humains, morale qui bénéficiera aussi aux humains quelle que soit la condition dans laquelle les aléas de la naissance et de la vie les ont mis. En respectant tous les animaux, on respectera aussi tous les humains (puisque ce sont des animaux).

 

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Vegan…pour les humains

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Publié le 11/12/2017 par Laurent

Après un long silence je réactive le blog pour aborder une idée qui prend forme depuis quelques temps dans mes pensées et commence à se structurer. Cette idée a surement déjà fait surface chez nos brillants penseurs vegans et je n’en revendique pas la primeur mais uniquement le fait de l’avoir exprimée de façon originale.

On a souvent tendance à amalgamer le véganisme et l’anti-spécisme comme si l’un et l’autre étaient synonymes. Il existe pourtant des nuances et vouloir absolument l’identité de ces concepts amène forcément a des incohérences, lesquelles sont utilisées par les détracteurs du véganisme. La première de ces incohérences est le fait qu’un anti-spéciste devrait accepter que les humains et les non-humains soient égaux devant la consommation de viande, le droit à chasser et à faire partie de la chaîne alimentaire. Cette affirmation est vraie si on considère le spécisme comme une fonction multi-latérale (fonctionnant dans plusieurs sens) tout comme le sexisme ou le racisme, dont on sait qu’ils peuvent exister à l’encontre d’un sexe comme de l’autre ou d’une ethnie comme d’une autre. Et, de fait, si on considère qu’une chauve-souris avale 3000 insectes en une nuit, on pourrait très bien évaluer les conséquences du spécisme humain comme étant relativement modérées et acceptable sur le plan moral…

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La question que je souhaite soulever après ce préambule est la suivante : devons nous continuer de promouvoir le véganisme sur la base d’une morale axée principalement sur le respect des non-humains ( basée sur l’anti-spécisme) ou devons nous mettre l’accent sur les progrès que peuvent apporter aux humains des comportements non-violents et respectueux de la vie ?
En ce sens la première illustration concrète qui me vient à l’esprit concerne les actes de cruauté ou de maltraitance qui appellent la compassion pour la victime mais aussi le souhait d’aider le bourreau, le tortionnaire afin qu’il ne renouvelle pas son expérience criminelle et qu’il soit libéré de ses mauvais penchants. C’est ce que proposent les systèmes pénitentiaires des pays modernes et civilisés qui ont pris l’option d’aller au-delà de la punition et s’intéressent à la réinsertion d’un individu meilleur, amendé. De ce point de vue, la promotion du véganisme peut être appréhendé comme une action visant à améliorer la moralité des humains en leur inculquant le respect pour les autres créatures et plus généralement le respect de l’autre, qu’il appartienne à la même espèce ou pas.
Nous allons passer en revue les bénéfices que le véganisme peut apporter à l’humanité mais avant cela il peut être intéressant de préciser un aspect méconnu de la domination spéciste en questionnant les intentions des consommateurs de matières animales.

L’ acte et l’intention
Selon le juriste Gary Francione la qualification morale d’une action dépend étroitement de l’intention qui l’a motivée. Si on donne une gifle à une personne pour l’humilier et la faire souffrir, c’est très différent de donner une gifle pour réanimer une personne évanouie. Ainsi, derrière l’acte de consommer le corps des animaux, existe tout un réseau d’intentions qui vont de la volonté de se nourrir a un probable désir de domination envers l’animal. La philosophe Florence Burgat a émis la thèse qu’à notre époque, dans les pays développés pouvant trouver facilement des alternatives végétales à la viande, les humains consommeraient de la viande dans le but de pouvoir tuer des animaux.
Cet acte de tuer instaure de facto un rapport de domination qui, dans le cas de l’élevage, prolonge et finalise la mise en cage ou en enclos et la reproduction forcée.
A ce stade de la réflexion on pourrait éluder la question de la domination est arguant qu’elle est une simple conséquence de l’élevage (ou de la chasse) et non sa finalité mais plusieurs indices ethnologiques portent à penser le contraire.
Ainsi, dans de nombreux rites chamaniques, les officiants exercent, non seulement, une action sur le corps des animaux mais visent à s’approprier leur esprit, leur énergie vitale. De la même façon, il existe en Asie, toute un commerce de produits animaux (cornes, ailerons etc…) censés apporter la force, la virilité mais dont le seul effet prouvé est une sensation de puissance se développant dans l’imaginaire du consommateur-tortionnaire. Le totémisme, dont sont issues notamment les religions de l’Egypte ancienne établit de même un rapport de puissance en provenance des animaux et transféré aux humains.
On pourrait encore évoquer le culte de Mithra, les hécatombes de la Grèce ancienne, qui sont à la base de notre culture occidentale, et à chaque fois établir le rapport avec les consommateurs de viande actuels qui recherchent dans le corps des animaux un peu plus que des protéines, autrement accessibles dans le soja et les haricots.
Chaque consommateur, lorsqu’il s’apprête à acheter de la viande, devrait interroger les raisons et les intentions, désirs de pouvoir et de domination, plus ou moins cachés dans son inconscient. Il reviendra aussi à chacun de décider si le désir de dominer des êtres vivants est acceptable moralement. On notera que ce point est souvent bien accepté dans le sens dominant vers dominé mais plus rarement dans le cas contraire. Le sujet malheureux d’un despote maudira celui qui l’opprime mais ne verra pas la souffrance qu’il inflige aux animaux en allant acheter du jambon ou un steack.

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Il est temps d’arriver aux aspects plus concrets et évoquer les bénéfices moraux du véganisme dans notre vie courante.

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La paix entre les communautés :
On voit régulièrement resurgir, au fil de l’actualité, de profondes haines entre ceux qui mangent telle sorte de viande et ceux qui considèrent que ce type de consommation est impur, cruel, monstrueux.
Ceux qui mangent du chien (Chine) et ceux qui n’en mangent pas.
Ceux qui mangent du cochon…..et les musulmans.
Ceux qui mangent de la vache…. et les hindouistes.
Ceux qui mangent du cheval, du singe, des tortues…. et les autres.
Ceux qui mangent des animaux et les végétariens ou vegans.
La liste est bien plus longue et pourtant il suffit de faire le choix du 100% végétal pour vivre en paix et s’asseoir à la même table sans arrière pensée.

-Stopper les meurtres de masse (mass-murders)
Alors que la vie des animaux d’élevage est de plus en plus bafouée et immonde, on constate une montée en nombre des meurtres de masse que ce soit avec des bombes, des armes automatiques ou des véhicules « fous » écrasant piétons et cyclistes. Comment pourrait il en être autrement dans un monde où les supermarchés nous présentent des montagnes de corps démembrés, sanguinolents rangés sur des étalages à perte de vue ?
Un monde où les affiches publicitaires, les oeuvres cinématographiques font sans arrêt l’apologie du crime et des armes.

-Fermeture des abattoirs
Plusieurs enquêtes journalistiques et sociologiques (1) (2) on récemment apporté les preuves que le « travail » des employés d’abattoir était non seulement un pis-aller pour des personnes sans emploi mais était surtout très mal vécu par un grand nombre de ces salariés qui, pour beaucoup, abandonnaient leur poste après quelques semaines et/ou étaient sujets à des problèmes psychologiques liés au fait de tuer à la chaîne et de littéralement baigner dans le sang toute la journée.
Dans son livre-témoignage, l’employé d’abattoir , Stéphane Geffroy exprime le malaise en ces termes :
« Pendant des années, je suis rentré totalement vidé à la maison, avec des courbatures dans les mains, les jambes et les avant-bras. […] Je me réveillais plusieurs fois dans la nuit. Je m’en suis sorti en prenant chaque soir du Stilnox [un somnifère très puissant, ndlr]. Longtemps je n’en n’ai pas parlé aux copains, et puis j’ai vu que la plupart en était au même point. […] Personne ne peut arriver à la tuerie et continuer à dormir comme si de rien n’était. »

In « À l’abattoir » par Stéphane Geffroy
Dans ces conditions, est il souhaitable que des individus aient une vie aussi pénible et déstabilisante ? Qui accepterait ce travail ne serait-ce qu’un mois ?

Cette notion de traumatisme morale peut être étendu à tous les acteurs de la filière « viande » et en premier lieu les éleveurs qui témoignent de leur souffrance à voir partir « leurs bêtes » à l’abattoir mais cela concerne aussi les négociants, les transporteurs qui, tous, à un moment ou un autre, étouffent leur sensibilité, leur compassion et s’enferment dans un monde de dureté qui ne peut être aucunement bénéfique pour la communauté humaine.

Le consommateur, à la fin de ce circuit a souvent peu conscience des vies séquestrées, insalubres, des transports sans eau à travers les pays, des matraques électriques pour le déchargement et finalement des asphyxies ou électrocutions qui clôturent l’existence de ces pauvres créatures.
Mais notre société informatisée laisse de moins de moins en moins de place à l’ignorance et la question « viande » apparait chaque jour un peu plus comme une question de morale et un choix de société….Une vision du monde qui refuse la mécanisation de la vie, qui refuse la violence et la loi du plus fort comme base morale implicite.

(1) Steack machine (Goutte d’or, 2017Geoffrey Le Guilcher
(2) À l’abattoir, Stéphane Geffroy

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Les végétariens et l’histoire

La meilleure réponse si on vous dit que Hitler était végétarien.

Hitler végétarien

Hitler végétarien

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C’est quoi Vegan ?

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C’est quoi Vegan  ? définition, historique, sociologie et philosophie du mouvement, modes d’action et de consommation. (publié le 28/01/2017 par Cola Verde)

Le véganisme est un courant de pensée apparu au milieu du 20éme siècle et basé sur le refus de l’exploitation animale. C’est aussi une pratique qui va au delà du végétarisme dont les motivations peuvent être très différentes et simplement correspondre à une hygiène de vie sans considération altruiste.

« Le véganisme est la doctrine selon laquelle les humains doivent vivre sans exploiter les animaux. » (1951 Vegan Society)

On notera cependant que la langue anglaise ne contient pas d’équivalent pour le mot « végétalien » (compris comme simple régime alimentaire) et emploie donc le mot « vegan » pour désigner les personnes végétaliennes quelques soient leurs motivations (éthique, santé..). Par contre le véganisme (veganism) fait bien référence à la théorie refusant l’exploitation des animaux non humains.

La langue française qui possède le mot « végétalien » utilisé spécifiquement pour les pratiques alimentaires a jusqu’à ce jour conservé au mot « vegan » ( francisé en « végane » ) son sens originel.

Les personnes se revendiquant  « véganes » adoptent le plus souvent une attitude radicale et constituent de facto une communauté se retrouvant autour de modes d’action (militantisme/prosélytisme) et/ou de consommation très spécifiques.

Nous allons développer les principales caractéristiques du véganisme qui sont le prosélytisme, l’aspect moral, la volonté hégémonique, la consommation de produits labellisés, le caractère « sacré » de la vie.

Prosélytisme

Il existe de nombreux modes d’expression du véganisme militant et on peut affirmer de part le foissonnement des initiatives que le mouvement vegan est fortement ouvert sur le monde et animé par une volonté de convaincre et de rallier le plus grand nombre.

En premier lieu on peut citer la Veggie Pride annuelle proposant une marche et des stands d’information dans plusieurs villes européennes. La « vegan-place » est, quand à elle, une initiative de l’association française L214 qui réunit les associations locales et occupe régulièrement les rues lyonnaises afin de proposer au public une information complète. L’association suisse PEA a organisé en 2015 et 2016 une « marche contre le spécisme » à Genève et d’autres actions ont lieu régulièrement dans ce pays.  Aux États-Unis on peut citer des actions similaires organisées par l’association PETA dans de nombreuses villes et dotées de moyens financiers très conséquents. La communication virale sur le réseau Facebook est aussi une des méthodes les plus voyantes du prosélytisme végane.

Une composante fondamentale du mouvement vegan est la confrontation directe avec les acteurs de l’exploitation animale en manifestant devant les cirques, les magasins de fourrure, le salon de l’agriculture, les élevages de chiens destinés aux laboratoires.

Plus récemment et c’est une première en France (à notre connaissance) l’association 269Life s’est introduite dans un abattoir afin de stopper la mise à mort des animaux.

Volonté hégémonique au niveau mondial

Le souhait hégémonique du véganisme pourrait se résumer dans le slogan « meat abolition » qui signifie littéralement « abolition de la viande » en référence à l’abolition de la peine de mort pour les humains mais cette fois étendue à tous les êtres animés et à l’ensemble de la planète (1).
Cette revendication est portée par les véganes dont une part importante se définit comme étant « anti-spéciste », c’est-à-dire refusant de placer l’homme au sommet d’une pyramide de valeurs lui permettant d’exploiter les autres espèces en faisant valoir une hypothétique supériorité. L’anti-spécisme est une théorie importante qui explique et justifie la volonté de changement au niveau planétaire en situant le spécisme au même plan que le racisme (bien que les deux concepts ne soient pas totalement identiques).

Aspect moral

L’aspect moral du véganisme est très largement débattu par des penseurs et philosophes proche de ce mouvement, apportant de nouvelles théories pour en diffuser les idées et l’éthique.

Ainsi Pierre Sigler (De l’appel à la vertu à l’exigence de justice pour les animaux ) confronte la morale et la vertu et évalue les avantages et les inconvénients d’un appel à la vertu (personnelle, privée, élitiste)  pour défendre et répandre une morale (publique, globale ) respectueuse des animaux (2).

« Le lien », ouvrage collectif réunissant 37 auteurs sous la direction d’Andrew Linzey interroge le rapport existant entre les violences faites aux humains et celles faites aux animaux prolongeant une réflexion initiée notamment par Pythagore, Schweitzer, Thomas d’Aquin, Locke, Kant ou Schopenhauer. (présentation  de l’ouvrage par Estiva Reus dans les cahiers antispécistes) (3)

On observe aussi la diffusion sur les réseaux sociaux, de vidéos ou de photos mettant en scène la contradiction entre le traitement réservé par les humains aux animaux de compagnie d’une part et aux animaux de boucherie et de divertissement (cirques, aqua-parcs) d’autre part.  La valeur morale de l’exploitation animale est ainsi questionnée et remise en question.

Alimentation et produits labellisés

Au même titre que les juifs achètent des produits casher ou les musulmans des produits hallal, les consommateurs véganes  se tournent vers des entreprises en mesure de leur fournir des produits labellisés ou certifiés conformes et préparés selon des critères rigoureux par des personnes compétentes. Au fil des années et à travers le monde on a vu apparaître des quantités de produits labellisés vegan et plusieurs logo coexistent.
On remarquera que cette volonté de consommer vegan s’étend à tous les domaines où des produits animaux sont susceptibles d’être utilisés comme ingrédients: alimentation, vêtements, chaussures, cosmétique, santé, hygiène.

Caractère « sacré » de la vie

Cet aspect n’est pas perçu par tous les véganes bien qu’il soit largement intégré au niveau conscient ou inconscient. On peut citer les paroles de Bertrand, adhérent à l’association végétarienne de France, qui reflètent un comportement extrêmement courant chez les véganes.

« Si un insecte est indésirable dans mon appartement, j’utilise une petite boîte pour l’attraper et le faire sortir sans lui faire de mal ».

De même le cas des moustiques génère de longues discussions sur les forums et groupes Facebook. Peut on tuer un insecte qui souhaite boire notre sang ? La réponse est  souvent négative.

Ces exemples vont au delà du refus d’exploiter les animaux et indiquent une volonté de toujours rechercher la solution la moins offensive pour la vie animale même dans le cas d’animaux/insectes potentiellement nuisibles ou invasifs.

Une pensée en évolution

Si le respect entre humains découle de mécanismes pouvant être qualifiés de fonctionnalistes par la sociologie (fonction de stabilisation sociale (4) et de pacification notamment), il en va autrement du respect inconditionnel des humains envers tous les autres animaux dont le fondement semble désintéressé et motivé par la compassion. On peut aussi évoquer la volonté d’un monde plus paisible et le souhait de limiter les dommages occasionnés par les humains aux autre habitants de la terre. Dans certains cas, cette non-agression s’étend aux végétaux (forêts) et entre dans une logique écologique.

Au niveau du droit (pratique juridique) on voit émerger une théorie du « droit animalier », enseignée dans plusieurs universités françaises (mais aussi en Espagne et aux USA)  et visant à doter les non-humains de droits fondamentaux. (5)

Pour conclure on peut dire que les angles d’approche du véganisme sont multiples et ouvrent les portes d’un monde prenant en compte l’individualité de chaque « être animé » et respectant les aspirations à la vie et à la liberté de chacun-e, humains et non-humains.

#vegan #végétarien #sociologie #philosophie

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(1) http://meat-abolition.org/fr/presentation
(2) http://abolitionduveganisme.blogspot.fr/2014/07/de-lappel-la-vertu%20%C2%A0lexigence-de-justice.html
(3) http://www.cahiers-antispecistes.org/spip.php?article420
(4) https://sociologies.revues.org/2353#tocto1n7

(5) http://www.vegactu.com/actualite/deux-heures-de-cours-de-droit-animalier-a-la-fac-daix-en-provence-24039/

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B12 attention aux dosages !!

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B12 attention aux dosages !! (publié le 18/01/2017 par Cola Verde)

En consultant la plupart des sources médicales concernant la vitamine B12, on voit qu’une supplémentation respectant les apports quotidiens recommandés (soit 2,4 micro-grammes) ne présente pas de risques particuliers ni de contre-indications. Cet apport est couvert par l’alimentation chez les personnes omnivores et par une supplémentation dans le cas des végétalien-ne-s.

Il en va autrement pour les apports « thérapeutiques » (500µg ou 1000µg) qui sont  à l’origine prescrits dans des situations d’urgence et demandent de nombreuses précautions de la part du médecin lors de la prescription, notamment en raison des contre-indications pouvant s’appliquer.

Nous allons lister ci-dessous les informations fournies par le groupe « Mayo clinic », une institution médicale américaine comprenant plus de 60.000 collaborateurs, médecins, chercheurs et soignants….La Mayo clinic est une fédération hospitalo-universitaire et de recherche américaine, classée meilleur hôpital des USA pour 2016-2017  (wiki de Mayo clinic ici ==> Mayo clinic )

Ces informations révèlent  que la vitamine B12 n’est pas un produit anodin et que la consommer de façon constante à des doses qui ne correspondent pas à des apports naturels peut présenter des risques pour la santé dans de nombreuses situations. Des informations similaires sont fournies par le « Compendium suisse du médicament » à la page suivante ==> B12 compendium

 

On notera que la « VEG1 », un complément alimentaire à base de B12 conçu pour les végétaliens et végétariens par la « vegan society », a longtemps été dosée à 10µg et vient de passer à 25 µg ce qui représente une augmentation significative mais qui reste cependant pas trop éloignée  des besoins réel de l’organisme.

Traduction d’une partie des informations fournies par le groupe « Mayo clinic »
Source en anglais

Attention ces informations concernent les dosages thérapeutiques élevés  (similaires aux ampoules de 500 ou 1000µg) et NON les dosages pour un apport quotidien proche de 2.4µg qui sont considérés relativement sans risques par la « Mayo clinic »

Utiliser avec précautions pour les personnes ayant des problèmes cardiaques en raison de l’augmentation de la resténose.
Utiliser avec précautions pour les personnes ayant des antécédents de cancers.
Utiliser avec précautions pour les personnes ayant des problèmes gastro-intestinaux car des nausées, des difficultés, des diarrhées ont été observées.
Utiliser avec précautions pour les personnes ayant des antécédents de goutte ou de taux d’acide urique élevé car la corrélation entre l’anémie mégaloblastique et la prise de B12 peut provoquer une crise de goutte.
Utiliser avec précautions pour les personnes ayant des niveaux séreux de potassium bas car la corrélation entre l’anémie mégaloblastique et la prise de B12 peut provoquer un niveau de potassium bas à l’issue fatale.
Utiliser avec précautions pour les personnes ayant des problèmes cutanés car des brûlures, démangeaisons et boutons ont été constatés.
Il n’existe pas suffisamment d’études valables concernant le prise de B12 à des doses élevées durant la grossesse.

En conclusion, les produits pharmaceutiques contenant des doses élevées de vitamine B12 par rapport aux besoins réels de l’organisme humain demandent des précautions d’emploi et devraient être réservés à un usage thérapeutique lié à une pathologie précise et dans le cadre d’une prescription médicale. Pour une supplémentation sur le long terme (à vie) en auto-médication, il est préférable de consommer des quantités de B12 proches des besoins réels de notre corps. Ces quantités de B12 sont estimées entre  2.4 et 3µg/jour et une prise de 10µg/jour est parfois recommandée pour des raisons  d’assimilation. Il existe de nombreuses préparation en comprimés, gélules (végétales) ou en gouttes qui permettent de répondre à cet apport.

En cas de doute, consultez votre médecin traitant.

sources :

Compendium suisse du médicament

B12 Mayo clinic

#b12 #vegan

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Préparer soi-même des farines végétales.

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Préparer soi-même des farines végétales (Publié par Cola Verde le 17-01-2017 )

On trouve de nombreuses sortes de farines dans les boutiques de produits biologiques mais les moudre soi-même présente de nombreux avantages

– Eviter les problèmes de conservation (oxydation)
– Disposer de farines non commercialisées (lin, lentille, tournesol…)
– Faire des économies
– Eviter de stocker en double les graines et les farines correspondantes.

Problèmes de conservation

Lorsqu’une graine est réduite en farine, des molécules d’air sont incorporées entre chaque grain de farine et cela génère rapidement de problèmes d’oxydation qui détruisent certains nutriments ou les modifient. Les graines oléagineuses sont particulièrement sensibles à l’oxydation mais c’est vrai aussi pour les céréales qui subissent une oxydation des vitamines. En préparant la farine juste avant de la consommer, on dispose des nutriments des graines intactes ce qui contribue à un régime vegan plus vivant et source de dynamisme.

Disposer de farines non commercialisées

C’est un argument déterminant en faveur du fait-maison car on trouve difficilement de la farine de lentilles et pas du tout de farine de lin, tounesol ou fonio. (voir article précédent). De plus, on peut aimer une variété particulière de riz qui n’aura pas son équivalent commercialisé sous forme de farine.

Faire des économies

Une fois le prix de notre moulin à café amorti, on réalise des économies régulières et on n’a pas de vieux paquets de farine qui trainent et qu’on finit par jeter. Un moulin à café coûte une vingtaine d’euros en neuf et peut se trouver facilement dans les brocantes, sur le bon coin ou chez Emmaus pour quelques euros seulement. Ce qui est abordable pour la plupart des végétaliens.

Attention cependant car un moulin à café pourra moudre facilement du riz ou des lentilles qui sont des graines assez petites et pas très dures mais il faut absolument éviter les pois chiches ou les haricots sec qui vont casser la lame en se bloquant en dessous à pleine vitesse. Pour les flocons pois chiches il n’y a par contre aucun problèmes comme pour tous les flocons d’ailleurs. L’idée de moudre des algues sèches peut aussi être tentante mais il y a un risque de bloquer la lame et de surchauffer le moteur.

A éviter donc : pois chiches, maïs, haricots, pois cassés, soja

A moudre sans problèmes : riz, blé, tournesol, chia, fonio, millet, lin, lentilles, sarrasin, quinoa et tous les flocons.

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Augmenter radicalement nos apports en protéines végétales.

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Augmenter radicalement nos apports en protéines végétales. (Publié par Cola Verde 17-01-2017 )

Le conseil le plus fréquent adressé aux végétaliens est d’associer les céréales et les légumineuses afin d’équilibrer les différents acides aminés constituant les protéines. C’est un conseil de base qui a tendance à faire oublier la variété des sources protéiques présentes dans les autres végétaux.

De plus, il est parfois difficile de concilier une période de régime vegan-crudivore avec des aliments qui réclament souvent une cuisson ou au minimum une germination. Finalement, la digestion des légumineuses peut poser des problèmes à certaines personnes et il est intéressant de disposer d’autres apports.

Dans cet article consacré aux noix et aux graines oléagineuses, nous allons voir qu’il est possible de tirer parti de la richesse en protéines de ces aliments tout en diminuant (ou stoppant) notre consommation d’huiles.

Moins d’huile et plus de graines

Les huiles sont des aliments transformés qui nous privent de nombreux nutriments présents dans les graines et notamment des protéines dont la teneur est en moyenne de 20% et peut atteindre 26% pour l’arachide.

Ci dessous quelques graines et leurs apports respectifs (protéines puis lipides)

Tournesol 20% – 50%
Arachide 26% – 49%
Lin 18% – 42%
Sésame 17.7 – 49%
Amande 22% – 54%

Faisons des mathématiques :

Il est étonnant de constater que l’agence nationale de sécurité sanitaire (ANSES) recommande un apport en calories provenant à 35% ou 40% des matières grasses ce qui correspond à 700 ou 800 Kcalories d’origine lipidique pour une personne consommant 2000 Kcalories par jour.

Cette recommandation est globale et ne fait pas la différence entre acides gras saturés et insaturés et surtout est à adapter en fonction de chaque personne. On notera cependant que les végétaliens consomment peu d’acides gras saturés et n’ont pas trop à se soucier de la limite fixée à 10% de l’apport calorique totale pour ce type de graisses. Les acides gras saturés sont surtout présents dans les graisses animales mais aussi dans l’huile de palme ou de coco.

Pour les calculs suivants, nous allons nous baser sur un apport de 35% qui représente 700 Kcalories pour une personne consommant 2000 Kcalories par jour.

Sachant que chaque gramme de lipide pure apporte 9 kcalories, on en déduit facilement la quantité quotidienne moyenne à 77 grammes et on peut ainsi calculer le poids de graines correspondant.

Consommation quotidienne en respectant les maxima en lipides :

Tournesol 77*1/(50/100) = 144 grammes
Arachide 77*1/(49/100) = 157 grammes
Lin 77*1/(42/100) = 183 grammes
Sésame 77*1/(49/100) = 157 grammes
Amande 77*1/(49/100) = 142 grammes

Ce petit calcul nous a permis d’évaluer le poids de graines pouvant être consommé chaque jour tout en respectant les recommandations concernant les lipides et on pourra facilement trouver l’apport protéique de ces quantités de graines.

Apports quotidiens en protéines correspondants

Tournesol 144*(20/100) = 28.8 grammes
Arachide 157*(26/100) = 40.8 grammes
Lin 183*(18/100) = 32.9 grammes
Sésame 157*(17.7/100) = 27.7 grammes
Amande 77*(22/100) = 31.2 grammes

Ces résultats sont très élevés et montrent que supprimer (ou diminuer) notre consommation d’huile pour la remplacer par des graines permet d’augmenter de façon radicale nos apports protéiques dans un régime végétalien.
Attention toutefois a prendre ces chiffres uniquement comme des indicateurs à adapter en fonction des autres apports présents dans l’alimentation et des particularités de chaque individu.

Dans un prochain article, nous allons voir comment incorporer facilement ces graines dans l’alimentation, et notamment en les réduisant en poudre.

Sources de l’article : http://vegecru.com/

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